La justice sociale dans la mode

La justice sociale dans la mode

Le monde de la mode est impitoyable. Le monde en général est impitoyable, me diriez vous, ce à quoi je vous répondrais que ce n’est pas le propos. Oui, comme l’a dit jacques Dutronc, le monde est un cactus, et la mode en est l’une des épines. Une épine acérée, qui peut mener à la mort, comme on a pu tristement le constater avec le décès par épuisement d’un modèle russe âgée de seulement 14 ans. Le monde est donc un cactus, qui est devenu encore plus mordant avec l’arrivée d’internet. Ce magnifique espace d’échange a donné naissance aux injures les plus immondes, aux propos les plus violents et à une haine sans équivoque. Mais au fil du temps, de nombreuses personnes ont commencé à se rebeller, notamment sur internet de cette haine, ui comprends bien évidemment la discrimination, le racisme, le sexisme et autres courants d’idées du même type. Ces personnes là sont appelés les “soldats de la justice sociale”. Caricaturés, moqués pour leurs propos parfois peu recherchés et stupides, ils ont au moins le mérite d’appartenir à ceux qui font face à la barbarie verbale. Ce phénomène de justice sociale se répand alors dans la société entière, et dans de nombreux domaines. Grâce à ce mouvement, on s’insurge aujourd’hui de nombreux fait considérés autrefois comme normaux. Et la mode n’est en ce point pas exempt de tout reproche. C’est en effet le premier lieu de discrimination public, et les soldats de la justice sociale s’insurgent contre tout ceci. Mais les effets d’une sorte de justice sociale sont ils présents et effectifs dans la mode ?

Tout d’abord, pour analyser ce phénomène, définissons la mode. Je prendrais pour exemple toutes les publicités de vêtements, de soins, et bien sur les défilés et autres représentation de styliste. Le monde de la mode est connu pour ses discriminations, pour la glorification de la maigreure maladive et aussi en quelque sorte pour son racisme. Les modèles sont le plus souvent blancs, caucasiens, et non représentatifs de la société qu’ils font rêver. C’est le principe d’un rêve, me direz vous, qu’il soit inaccessible. Que les modèles soient beau et élégants, certe, mais il nous faut redéfinir la notion de beauté. Et c’est ce qu’internet fait. De plus en plus de mannequins ne correspondant pas aux standards de beauté archaïques font leur apparition. Winnie Harlow, par exemple, fait front face à ces discriminations. Cette jeune canadienne est atteinte d’une maladie de peau appelée vitiligo. Cette maladie se manifeste sous la forme d’énormes taches sur la peau, due à une dépigmentation. Cette femme est également noire de peau, elle montre donc au monde entier que l’industrie du mannequinat arrive à laisser place aux “différents”.

La question de la beauté est alors soulevée. Qui sont ces grands industriels pour nous soumettre, nous dicter leur version de la beauté ? Pourquoi ne pourrais-je pas la trouver moi-même ?

C’est ainsi que l’industrie commence à se révolutionner, pour les femmes comme pour les hommes.

Un des plus grands complexes féminins causé par l’industrie du style est le poid. Des mannequins anorexiques affichées comme grandes représentantes d’une beauté universelle forgent l’idée dans la tête des jeunes filles que la maigreure est nécessaire pour plaire. Des marques comme Dove prennent cette tendance à contrepied. Cette enseigne de cosmétique se plaît à afficher dans ses spots commerciaux des modèles avec plus de chair, avec plus de poid. De là à dire qu’ils utilisent des mannequins en surpoid, il y a un gouffre, mais au moins ils contribuent au changement de mentalités de la part de l’ensemble de la population.
Pour les hommes, c’est la virilité qui commence à être mise à l’épreuve. La virilité, symbole d’une société patriarcale, symbole de puissance des hommes a longtemps été glorifié dans les publicités pour des marques de mode. Des muscles saillants, des attitudes provocatrices, un air de bad boys… toutes ces caractéristiques commencent à devenir désuètes. En effet, on se rends compte que la virilité n’est que symbole de stupidité, n’est que masque pour cacher des complexes ou un mal être évident. Alors commencent à apparaître des mannequins plus efféminés, des mannequins clairement affirmés comme homosexuels.

Et ces changements sont dus à une forme de justice sociale. On peut donc placer nos espoirs dans cette évolution,timide mais certaine.

Bonjour, moi c'est Laurent et je travaille en tant que rédacteur pour un journal de presse locale. J'adore écrire des articles sur l'actualité ou sur des choses qui peuvent concernés n'importe qui. J'aime être informé, communiquer et partager mon savoir.

Laurent

Bonjour, moi c'est Laurent et je travaille en tant que rédacteur pour un journal de presse locale. J'adore écrire des articles sur l'actualité ou sur des choses qui peuvent concernés n'importe qui. J'aime être informé, communiquer et partager mon savoir.

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